Reconaissance du génocide arménien

Publié le par Eric RAOULT

Afficher l'image en taille réelleJeudi 12 Octobre - Séance de 9 heures 30   6ème jour de séance, 12ème séance
 Présidence de Mme Hélène Mignon
Vice-Présidente

Intervention de M. Éric Raoult Madame la ministre déléguée aux affaires européennes, connaissez-vous Tebrotzassere ? Cela signifie en arménien « notre école ». En 1917, 212 jeunes filles sont arrivées d’Istanbul et ont créé cette école quelques années plus tard. C’était des orphelines, venues en France avec les photos de leurs parents décapités. Tebrotzassere vit toujours, au cœur d’une circonscription qui compte trente à quarante fois plus de ressortissants turcs que de ressortissants arméniens. La ville que j’administre est très fière d’avoir fêté l’anniversaire de sa création voilà quelques années et, quant à moi, depuis trente ans, je partage les actions de la communauté arménienne car, comme l’a dit M. Rouquet, s’il faut voter avec son cœur, il faut aussi militer avec sa raison. L'examen de cette proposition nous rappelle notre débat de janvier 2001 où le positionnement de chacun des groupes n’avait pas été aisé. M. Devedjian l’a rappelé, la négation du génocide arménien existe. Il y a quatre ans, des inscriptions négationnistes ont été écrites sur les murs de l’école Tebrotzassere. Les événements survenus à Lyon en mars dernier, l'actualité récente, les tags et les graffitis sont autant de provocations montrant bien que, au-delà des télégrammes diplomatiques, il faut affronter une dure réalité. La reconnaissance du génocide ne suffit pas : nous avons besoin d’une réponse pénale à sa négation. Le génocide arménien, premier du XXe siècle, a été perpétré à partir de 1915. Accusés de participer à un vaste complot et d’être aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne , les Arméniens de la Sublime Porte ont été arrêtés, parfois torturés puis déportés. Près de 1,2 million de personnes ont péri, soit les deux tiers de la population arménienne de l'empire Ottoman. Le caractère massif, planifié et ciblé de ces massacres démontre bien qu'il s'agissait d'un génocide. Les massacres systématiques d'hommes et de femmes, au nom d'une appartenance ethnique et selon un plan concerté, correspondent bien au terme de génocide tel qu'il est défini pour la première fois par le juriste Raphaël Lemkin. Ce n’est pas un seul peuple qui est concerné, mais l'humanité tout entière. J'entends les critiques que nous avons tous reçues ces derniers jours et je regrette les propos d’un membre du Gouvernement dénonçant ce matin, à la radio, une vision strictement électoraliste. Je suis de ceux qui préfèrent placer un livre d’histoire dans leur bibliothèque plutôt qu’un carnet de commandes. La falsification de la mémoire ne facilite pas le deuil, elle l'entrave et elle nuit aux réconciliations. De simples déclarations de principe ne suffisent pas : il faut des prescriptions. Il s'agit, au sein de notre communauté, de reconnaître la douleur de nos frères et de nos sœurs originaires d’Arménie ; il s'agit de passer de la reconnaissance morale et politique à la prescription légale et juridique. Avec cette proposition de loi, nous pourrons faire respecter la mémoire et la douleur des victimes de ce génocide. Les mots de M. le Président de la République sont allés droit au cœur des Arméniens de France. Il faut dire à ceux qui défilent aujourd’hui que la République n’accepte pas que l’on nie un génocide dont ont été victimes les parents des orphelines de Tebrotzassere. Ils pourront être désormais être poursuivis.

 

 

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U
Pourquoi les commentaires ne sont pas publiés, cela s'appelle du négationnisme ...
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F
Faut-il criminaliser la négation du génocide arménien ? A cet égard, on peut se demander si France ne ferait pas bien de balayer devant sa porte.<br /> La révolution française est probablement la créatrice du génocide moderne, qu’elle a inauguré dans des circonstances qu’elle n’a même plus à à nier car plus personne n’en parle. Quand les paysans d’Anjou, de Mayenne et de Vendée, et de bien d’autres lieux de France se soulevèrent au début de 1793, sans doute un peu parce qu’on avait tué le roi, mais aussi parce que l’on pourchassait leurs prêtres qui refusaient de prêter serment, et surtout que l’on enlevait aux travaux des champs leurs fils appelés à faire une guerre que les Girondins avaient suscitée pour des raisons de politique interne et qui allait durer 23 ans, ils allèrent chercher dans leurs manoirs les quelques nobles qui n’avaient pas encore émigré et les mirent quasiment de force à la tête de leurs misérables troupes. Suivit une guérilla cruelle, avec des actes de bravoure et d’horreur des deux côtés. Mais là où le pouvoir jacobin innova et apporta du neuf à l’histoire contemporaine, c’est dans ses techniques de répression. Non content de fusiller les combattants, la Convention institua, de Paris, une politique "moderne" de pacification : colonnes infernales de Thurreau, enfants mis vivants aux fours, tanneries de peau humaine, sabrades individuelles et collectives. Résultat : des centaines de milliers de morts.<br /> La France donnait ainsi au monde une leçon de progressisme révolutionnaire qu’il n’allait pas oublier. C’est sans doute pourquoi, tous les totalitarismes de gauche, de Staline aux Khmers rouges, ont vu en nos jacobins un exemple.<br /> Mais la France, elle, a vite su oublier qu’elle est la mère des charniers modernes. Parlez à un enfant de l’école publique de la Vendée, et contemplez son grand regard blanc et absent. Et pourtant, le nom de Thurreau est toujours en grandes lettres sur l’arc de triomphe.<br /> Il a fallu un miracle pour que paraisse aux Presses Universitaires de France en 1986 l’excellent livre de Reynald Secher, "le génocide franco-français, la Vendée-Vengé", produit d’une remarquable et courageuse thèse de doctorat.<br /> Ce livre étonnant est réédité cette année par Perrin, mais qui en parle ? La conjuration du silence fait à nouveau son office. <br /> Car si elle promeut bien au loin le devoir de mémoire, la France oublie de scruter son propre passé.
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U
Monsieur Raoult,<br />  <br /> Je suis chef d'entreprise et travaillant depuis 10 ans avec la Turquie et je suis SCANDALISE par vos propos dixit " Je suis de ceux qui préfèrent placer un livre d’histoire dans leur bibliothèque plutôt qu’un carnet de commande"<br />  <br /> C'est bien avec nos impots que vous vous "gavez" et que osez préférer votre livre d'histoire à nos efforts surhumains pour gagner des marchés à l'étranger, embaucher des français avec des boulets comme les impots qui servent à vous payer"<br />  <br /> J'en ai marre de gaver des hommes politiques et des syndicats irresponsables préférant soutenir des causes que ne concernent pas les français sans se soucier des conséquences économiques et relationnelles avec un pays.<br />  <br /> Je viens enfin d'étudier les conditions avantageuses de DELOCALISATION vers la Turquie et je vous enverrai ma demande de cessation d'activité auprés du tribunal pour PERTE de MARCHE (avec 40 licenciements).<br />  <br /> Mais bien sur MA CAUSE NE VOUS CONCERNE PAS !!!
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